CE TABLEAU "ULTRA VOX
Le
Le tableau "ultra vox " m'a été inspire par une brève liaison avec une féministe névrosée a l'intérieur d'un psychodrame organise par des "psychothérapeutes" a peine sortis de la faculté de psychologie et se livrant a des expériences irresponsables et dangereuses inspirés du courant "antipsychiatrique" des années 60 a 80. C'étaient de très jeunes gens frais émoulus de la faculté de Vincennes dont on disait qu'un cheval y avait obtenu son diplome n'ayant rien a voir avec les grands de l'antipsychiatrie, Laing Cooper, Basaglia, Saszt, Manoni, Oury etc.etc...Ils se prenaient pour des petits génies et organisaient des thérapies en utilisant ce qu'ils appelaient "l'analyse superbe et sauvage" et la publicité gratuite de journaux alors gauchistes comme "Actuel" et "Libération". Freud très tôt dénonça les dangers de cette pratique se livrant a des interprétations qui conduisaient a des blocages et a des catastrophes et au lieu faire avancer la cure et de guerir et aggravaient l'etat mental et meme demolissaient les malheureux pigeons qu'ils avaient appates.
Ils passaient donc des annonces dans le nouveau quotidien "Libération", gauchiste a cette époque. C'était "l'après soixante huit" ou on se livrait aux expériences les plus folles et absurdes, sauf pour les charlatans comme ce Claude Maréchal, petit arriviste sans scrupule qui exploitaient la situation pour se faire valoir et s'enrichir.
Je me laissai prendre a une de ces petites annonces émanant d'un certain "Groupe six" et animé par ce Claude Maréchal qui disparut de la circulation après avoir sévi ( et écrémé) dans la capitale pendant trois ans.
La fille était très belle, avait le genre anglais et semblait sortie d'un petit conte de fée écrit dans mon enfance, ou un garnement était puni sévèrement par une
fée justicière (la fée Libellule, vivant au bord d'un lac), et cette fille justement vivait auprès du lac d'Enghien ce qui avec d'autres coincidences me petrifia litteralement.
J'avais confié ce petit conte a mon psychanalyste d'alors, Gérard Parimond un tres jeune homme lui aussi sans beaucoup de pratique mais honnete, me sembla t-il et qui lui même le confia a Claude
Maréchal et ils organisèrent au moyen des petites annonces gratuites de Libération une rencontre avec cette jeune femme névrosée et bonne actrice dont je tombait "follement" amoureux, et dans une
sorte d'idolâtrie que les psychiatres appellent "Érotomanie" et qu'il me fallut des annees avant que je parvienne a m'en débarrasser. Je l'ai surnomme Miss OBanet a cause de son aspect
britanique.
Cette jeune femme donc que j'avais également identifié a Holly Golightly du "Petit déjeuner chez Tiffanie" de Truman Capote, se joua de moi a l'intérieur de ce groupe sauvage dans un psychodrame qui me retrouva d'autant plus désarmé que j'étais en analyse depuis plus d'un an et en pleine période de névrose de transfert... Un avocat qui s' était lui aussi laissé prendre a leurs publicités et en avait psychologiquement pâti me dit que ces gens auraient du passer devant une juridiction ordinale, et bien que je n'aime pas beaucoup les conseils de l'ordre, trop corporatistes selon moi, je pense qu'il devrait en effet exister des tribunaux spéciaux pour éradiquer ce genre de charlatans , qui aujourd'hui sevissent sur Internet.. D'ailleurs tous ces apprentis sorciers disparurent spontanément de la circulation au bout de quelques années et j'ignore ce qu'est devenu le "Groupe six" que je suivis cependant pendant les quelques années qui suivirent ma malheureuse expérience.
Mais j'en reviens a la genèse de mon tableau Ultra Vox" reproduit en tete de cet article:
Quelques mois après la rupture qui me laissa désemparé comme un bateau ayant perdu voiles et gouvernail, miss O. Banet vint me rendre en 1976 une très brève visite dans ma maison avec Benjamin
son cadet que j'aimais beaucoup. Elle avait l'air égaré, ce qui me boulversa et portait au dessus d'un pantalon des bottines en cuir vermillon. Elle
etait venu me signifier que c'etait fini entre nous deux mais je refusais de la croire et continuai de fantasmer sur la perte de l'objet tant attendu.
Peu apres cette visite pareille a une vision, je vis dans mon atelier de peinture une pochette s'intitulant "Ultra vox" qui servit de canevas. Elle representait trois ou quatre elements d'un
groupe rock chantant devant des facades d'immeubles comme on en voit dans les grands ensembles. Je decidais de peindre ce groupe devant la facade des immeubles urbains puis ulterieurement,
je peignis une silhouette de femme longiligne avec des bottines vermillon,objet de mon obsession.
C'etait ELLE qui m'appellait de l'au dela, (Ultra Vox), j'en avais ainsi decide du fond de mon moi profond dans un desir de toute puissamce.
Quelques mois plus tard, sans savoir pourquoi non plus, j'ajoutais le gros fer a repasser peint en un blanc tres cru qui me renvoyait compris je plus tard a un
souvenir d'enfance a l'age de 12 ans au preventorium du Miremont a Chamonix ou l'on m'avait envoye pour soigner une primo infection tuberculeuse. Ma mere qui etait venue me voir quelques jours
s'etait fachee avec la nounou qui chaque fin d'apres midi m'embrassait apres ma prise de temperature, a cause d'une histoire de fer a repasser qui avait vu ma mere insulter cette brave nounou que
j'aimais bien et qui cessa de m'embrasser desormais...ce que je ressentis fortement comme un abandon affectif.
25 ans plus tard, et a la lecture d'un article du Nouvel Observateur resumant le livre de Bruno Bettelheim, (Joe l'enfant electrique), je m'identifiais a cet enfant que sa mere n'aimait pas et qui ne vibrait d'emotion que lorsque tenant Joe nourrisson dans ses bras l'avion qui emportait son amant s'envolait
dans le tournoiement de ses helices. Plus tard Joe devenu autiste fut fascine par les ventilateurs qui eux aussi avaient une helice et fonctionnaient seulement lorsqu'on le branchait sur une
prise electrique.
Il se mit alors a fonctionner en se branchant lui meme sur des prises
electriques fictives qu'il dessinait pour manger et aller aux toilettes par exemples. Le courant electrique representait le courant affectif de sa mere destine non a lui mais a l'amant
fugitif.
Ainsi donc ce gros fer a repasser representait compris je plus tard l'amour dont ma mere m'avait prive tout de meme que cette MIss O Banet qui representait une figure maternelle comme toutes les femmes qu "j'aimerai".
LES
GEANTES









CE TABLEAU "ULTRA VOX
CI DESSOUS AFFRONTEMENT (STRINDBERG ET ASPASIA). AU "SCHWARZES FERKEL" , " LE PETIT COCHON NOIR" BAR D'ARTISTES LIBERTAIRES A BERLIN. a la fin du 19emme
siecle.
Aspasia était l'égérie de "La boheme" taverne frequentee par les intellectuels anarchiste du schwarzes ferkel et séduisit Strindberg qui répandit ensuite des calomnies sur son compte la qualifiant de putain. Craignant des représailles Il se réfugia chez son ami Edward Munch ancien amant d'Aspasia. J'ai fait ce tableau d'après une série suédoise excellente: "Strindberg, une vie entre le génie et la folie": Aspasia arrive par surprise chez Munch et foudroie du regard Strindberg qu'elle voue aux gémonies.
STRINDBERG, pere du theatre moderne. Né en 1849, mort en 1912, à Stockholm.
"Cherchons désormais
À adoucir nos dernières heures ;
Car nous qui ne pouvons plus croire aux miracles,
Il nous faut agir
Et briser tout ce qui peut être brisé
Pour au moins faire le dernier voyage
Non en esclaves, mais en hommes libres ;
Et puisque nous vivons dans ce monde,
Faisons quelque chose pour lui ;
Que celui qui ne vit pas seulement pour les honneurs
Fasse son profit de ce principe :
Le mieux du plus grand nombre est le bien suprême.
J’ai dit, et je sauve mon âme !"
August Strindberg
Extrait de Œuvres complètes, vol. 15,Éditions Norstedts, Stockholm, 1995



| Novembre 2009 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | ||||||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 | ||||
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 | ||||
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | ||||
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 | ||||
| 30 | ||||||||||
|
||||||||||